Pas de titre

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Pas de titre,car , pas d’idée de titre…

L idée de la toile était de retrouver l’envie de peindre, la curiosité de la forme cachée sous le geste, la possibilité de laisser les coudées franches aux couleurs

D’où pas de titre…

Du moins pas encore…

🙂

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Il mio rifugio

img_7286Tout en haut de la maison

J’ai construit mon refuge

moi qui

avant

me réfugiais dans les regards de l’aimé

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C,est un refuge de bric et de broc

avec vue sur le lointain

vue sur ma montagne…

 

 

Là-haut

avec des couleurs, des ciseaux, des papiers

avec des bouts de rien

des pigments

des vertiges

Je me rassure et retrouve une parole

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Tout en haut de la maison j’ai trouvé mon refuge

 

Mémoire enfouie

Je viens de terminer la lecture de « Mémoire de fille » de Annie Ernaux.

J’en reste abasourdie 

C’et un roman autobiographique magistral, à l’écriture sobre et précise, parfois opaque mais toujours raffinée.

L’auteur, 50 ans après les faits, enquête sur la jeune fille qu’elle était à 18 ans et fouille, dans la douleur, les souvenirs enfouis, occultés

La honte, la boulimie, le désir,le sentiment d’étrangeté….page après page, je me vois dans le miroir tendu par l’auteur, et c’est dérangeant.

Peut-on reconsiderer des décennies plus tard celle que l’on a été, en quoi nous parait-elle si étrangère, et comment finalement vit-elle encore en nous…?

Peut-on accepter enfin, si longtemps après, cette jeune fille, si loin semble-t-elle de l’armure de femme que l’on s’est forgée ?

 

 

La littérature est un cadeau merveilleux

qui permet d’éclairer les pans restés dans l’ombre

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désert

Te souviens-tu ?

la roche était ardenteIMG_0822

Et si,

pourtant,

la vie te devenait désert,

si, définitivement, la larme douce amère ne scillait plus jamais au bord de ta paupière,

si ton coeur,

ah ton coeur ! ton ventre

si ton corps tout entier,

résigné et à jamais assoiffé

te susurrait perfidement les mots de la sécheresse,

si la pierre, lourde et dense obstruait ton regard

 

 

tu irais

vite vite vite

rejoindre tes couleurs

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Première esquisse sur la toile blanche

Juliette,

….

Et quelques autres probablement ……

M’ont sorti de ma profonde

Vaporeuse

Écrasante et incompréhensible  léthargie.

Mon blog m’impressionne davantage que la plus grande des toiles blanches.

J’aime

Véritablement

Ces échanges riches et variés que permettent les blogs.

Mais, est-ce le temps affolé qui me glisse des mains,

Est-ce la certitude de ne rien avoir à dire d’intéressant,

Est-ce mon insondable paresse,

Est-ce une vie trop pleine et trop plate……

Le fait est que je demeure comme sidérée et muette,

Je remets toujours à demain

Et je retourne,

La conscience chavirée en pensant à ces quelques uns que j’apprécie sincèrement ,

À mes brosses, mes pinceaux, mes ballades mes boulots….
Aujourd’hui, juste envie d’agiter ma main vers vous en un amical salut,

Avant que

Demain peut-être

Coule à nouveau la source des mots

Et que s’impose l’été…

Est-ce cet été qui n’en finit pas d’arriver ?

est-ce ce monde cruel et sidérant de violence  qui efface mes mots?

est-ce ma vie qui s’est rapetissée ?

peut-être tout cela à la fois….

 

Les heures ne sont  plus aux grandes déclarations d’amour !

….elles sont faites de famille, de jardin et de peinture…..

et le jardin resplendit et les toiles s’animent

Les heures sont pleines et rondes

leur manque seulement  , peut-être, ce supplément d’âme qui les faisait douloureusement ou superbement vibrer.

Les gens heureux n’ont pas d’histoire dit-on………

c’est ainsi que la source de mes mots s’écoule en mince filet

 

 

 

Je vous souhaite à tous un très bel été

Que le fracas du monde vous épargne

et nous nous retrouverons  sûrement

Amicalement

Marie

« Est-ce ainsi que les hommes vivent »

Quelques vers d’Aragon pour donner des lueurs à nos jours embourbés

Et nous permettre de croire

encore 

que la poésie peut porter le monde

« …Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n’avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens

Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien…….. »