La pluie la nuit

Dormir la fenêtre ouverte,

grande ouverte sur la nuit noire,

et sur la pluie.

Écouter la pluie,

Sans se lasser

À en perdre jusqu’à l’envie même de dormir,

Tellement c’est beau,

Heureux et évident .

Entendre la pluie, protectrice et complice

Se fondre en elle

Et

Flotter,

Flotter encore

Lilas et jasmin mêlés

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Pas de titre

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Pas de titre,car , pas d’idée de titre…

L idée de la toile était de retrouver l’envie de peindre, la curiosité de la forme cachée sous le geste, la possibilité de laisser les coudées franches aux couleurs

D’où pas de titre…

Du moins pas encore…

🙂

Il mio rifugio

img_7286Tout en haut de la maison

J’ai construit mon refuge

moi qui

avant

me réfugiais dans les regards de l’aimé

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C,est un refuge de bric et de broc

avec vue sur le lointain

vue sur ma montagne…

 

 

Là-haut

avec des couleurs, des ciseaux, des papiers

avec des bouts de rien

des pigments

des vertiges

Je me rassure et retrouve une parole

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Tout en haut de la maison j’ai trouvé mon refuge

 

désert

Te souviens-tu ?

la roche était ardenteIMG_0822

Et si,

pourtant,

la vie te devenait désert,

si, définitivement, la larme douce amère ne scillait plus jamais au bord de ta paupière,

si ton coeur,

ah ton coeur ! ton ventre

si ton corps tout entier,

résigné et à jamais assoiffé

te susurrait perfidement les mots de la sécheresse,

si la pierre, lourde et dense obstruait ton regard

 

 

tu irais

vite vite vite

rejoindre tes couleurs

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Infidélités

Entre les deux

mon coeur balance.

 

Mon premier amour était à l’huile.

Je l’ai un jour laissé au bord d’une route alors qu’il avait tout pour me plaire,

 

et j’ai couru sans me retourner

me jeter dans des bras acryliques

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Avec lui, tout semblait facile et possible

il répondait à mon impatience

à mes désirs toujours nouveaux

On a fait un joli bout de chemin ensembles

 

 

Pourtant, je gardais dans un pli de ma mémoire des sensations jouissives de fondus colorés,

de voiles impalpables, d’odeurs….

et c’est ainsi qu’un matin d’Avril, mes doigts ont à nouveaux caressé les vieux tubes,

que mon temps s’est ralenti au rythme de lents séchages des glacis

 

 

L’infidélité est une chance

fata morgana

 

Le printemps s’attarde dans les brumes hivernales

Et fait mine de s’être perdu en chemin…

Libre à lui…..

Moi, aujourd’hui, je ne lui chercherai pas querelle

me passerai de lui

appellerai l’été aux vives saveurs

Sur la toile les couleurs à l’huile brillent  et se répondent

Le printemps peut bien bouder…..:-)img_2702-1