Clin d’œil

Petit pays vert

C’est moi qui ai fini par t’adopter 😉

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Caprices meteo

….ce frémissement….chargé de lourdeur….

et ce ciel qui n’en finit pas de se perdre

Splendeur d’eau, de terre et d’air mêlée

Ce temps de rien

Le temps des touts infimes

Des ennuyeuses heures

Ou plus rien ne s’attend

Ou tout coule ou tout fond…

Le temps des dernières chances de bonheur

que l’on cherche encore, acharné, sans plus y croire vraiment

Ce temps de rien

Immobile et agité

Lourd et douloureux

Et léger cependant

Ce temps si vide et incertain,

Si précieux si fragile

Pente douce vers quel néant…

Appenzellerland

Les années ont rétréci mon souffle,

et chaque pas se fait , insensiblement,plus lourd,

mais,

Peu importe …

La montagne

Lentement

Secoue ses frusques d’hiver

Et, étourdiment, se targue de printemps

Et moi, je ne vois qu’elle….

Alors, la tête en feu

Faisant fi de ce corps alourdi de froidure,

Je reprends ses chemins,

Étourdie du bonheur de l’immuable splendeur de ce paysage devenu mien

Certitude

« Sentir ses liens avec une terre,

son amour pour quelques hommes,

savoir qu’il est toujours un lieu où le coeur touvera son accord.

voici déjà beaucoup de certitudes pour une seule vie d’homme »

Albert Camus – « L’été à Alger » (« Noces »)

Alors, même si le ciel parfois se voile,

si les enfants s’éloignent, brandissant à bout de bras mes journées printanières,

et, par leur sève fraiche, m’attachent à l’hiver….

même si très fort domine cette conscience du temps qui file file file,

ce n’est qu’un nuage, qu’un gros nuage blanc qui occulte le bleu

Promesse

C’est si peu

Du jaune et du vert et des chants d’oiseaux

C’est un air de déjà vu et de jamais lassant

C’est un imperceptible scintillement

sur le miroir de l’eau

Avant les lilas avant le jasmin

C’est la promesse toujours tenue

Rutebeuf

Dans les brumes de l’hiver qui s’attarde

j’essaie de percevoir encore les silhouettes amies,

les voix éloignées

…..

image

et hantent ma mémoire les vers du vieux Rutebeuf

« Que sont mes amis devenus

que j’avais de si près tenus…….. »

mais que la nostalgie reste tenue à distance,

le temps n’est plus de la désespérance.

 

 

 

………..

c’est le mois de Mai,

le beau mois de Mai