Appenzellerland

Les années ont rétréci mon souffle,

et chaque pas se fait , insensiblement,plus lourd,

mais,

Peu importe …

La montagne

Lentement

Secoue ses frusques d’hiver

Et, étourdiment, se targue de printemps

Et moi, je ne vois qu’elle….

Alors, la tête en feu

Faisant fi de ce corps alourdi de froidure,

Je reprends ses chemins,

Étourdie du bonheur de l’immuable splendeur de ce paysage devenu mien

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Zürich-Dada

Zürich est bien plus qu’un coffre-fort

elle est, tout simplement une jolie ville

 

avec ses passages, ses reflets

l’eau omnipresente et sa lumière particulière

 

Et Zürich est aussi cet endroit paradoxal

cet îlot de vie ou,

en 1916,  en pleine guerre- boucherie,

des êtres ont clamé leur révolte en créant le mouvement Dada.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dada

 

http://www.dada100zuerich2016.ch/fr/jubile/

 

Pensée du jour

Et si,

Photographier,

Ce n’était rien d’autre que ………….

 …..

Désespérément

Frôler une beauté que l’on souhaite immortelle…

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  …caresser du regard la fragilité de l’instant

et par là-même

s’imaginer se l’approprier……….

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en photographiant

je fixe les aiguilles de la montre

je  possède l’intangible

….

du moins je l’imagine 🙂

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L’été des vieilles femmes

Le Altweibersommer

l’été des vieilles femmes dit-on par ici

le temps ou les araignées tissent de longs fils blancs semblables à des cheveux

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c’est la parenthèse

l’illusion de croire que l’été commence

L’air est limpide , la lumière claire

et on se prend à y croire.

l’été indien

rouge ocre or

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l’été de la St Martin

ou, dit-on, les fleurs se mettent à éclore

et la brise douce douce

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l’été à tous prix

l’été à tous noms

ou chaque parcelle de ciel bleu

intense

est précieuse

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qu’adviendra-t-il des vieilles femmes lorsque l’hiver viendra ?

Idées vertes

J’ai longtemps ignoré que le monde pouvait être si vert.

Longtemps je n’ai voulu que l’ocre et le bleu

la terre aride et la mer

Le vert

idée abstraite,

se résumait alors à

Vert et je te veux vert.
Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.
L’ombre autour de la ceinture,
elle rêve à son balcon,
chair verte, verts cheveux
avec des yeux d’argent froid.
Vert et je te veux vert.
Dessous la lune gitane,
toutes les choses la regardent
mais elle ne peut pas les voir…..

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.
Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas la están mirando
y ella no puede mirarlas.

Federico Garcia Lorca – Romance Sonámbulo

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Puis,

de chemins en chemins

insidieusement est venu la tendresse verte

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Le lac

Le calme

le beau

le discret l’apaisé le grand

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La frontière liquide

aux mélodies de l’Est

le jamais lassant

le modeste

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Le grand miroir vibrant

si clair

serein

glisse sous mes paupières

Je suis bien………

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