Sara


L’été nous enivrais

Ce jour-là, les calanques vibraient de chaleur

Et tu étais des nôtres, gaie et légère ,

Même si ta joie, déjà, semblait si fragile et lointaine.

Tu étais des nôtres 

Comme une évidence.

Hier, ta route a changé de sens

Et ta vie, désormais s’écoulera loin de nous.
Sara, Sara,

Je te souhaite un chemin propice et indulgent.

Nous, nous te gardons dans nos cœurs 

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Paris

Comme Rony, j’invoque Aragon…..pour partager

Mots vagabonds et autres balivernes...

PARIS

Où fait-il bon même au cœur de l’orage
Où fait-il clair même au cœur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant dans sa braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est si fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

Rien ne m’a fait jamais battre le cœur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

Louis Aragon

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Absence

Combien de jours

combien de saisons pour avancer ?

 

Il était ma certitude, mon calme, ma source, mon évidence,

ma connivence , mon amour,mon ami….

 

c’était,

il y a si longtemps.

Il y a si longtemps que j’ai choisi un autre chemin.

 

Depuis, je marche et je chante,

je voyage et je construit…

 

mais

à l’intérieur, tout est cassé, brisé, démoli

tout est manque et désert.

 

Oman

Combien de saisons pour la légèreté, la tendresse, les sourires ?

Le printemps est là et je ne le vois plus

car, ce soir,

je sais qu’il est trop tard pour regarder en arrière, et devant ne me plait pas.

 

Alors,

écrire encore me parait vain,

je n’ai plus de mots depuis que nos mains se sont lâchées.

 

 

 

Et si …

20150307-171328.jpgEt si les brises tièdes

Porteuses de renouveau

perdaient leur pouvoir de joie

…………….

Et si les corolles blanches

des braves perces-neige

ne ramenaient pas la légèreté

………….

Si les couleurs plus vives

Et les oiseaux

Et la verdeur retrouvée

Et tout ce qui Avant me réjouissait

Ne comblaient pas le vide immense de la tendresse perdue

…………

Château de la mémoire

Dans ma boite à souvenirs

il y a

de longues balladesHPIM1779 - copie

des mots rieurs, tendres, sérieux

des discussions sans fin,

les éclats inchangés d’un bonheur fulgurant

 

Il y a des regards, des caresses  des complicités

 

Je ne peux ouvrir cette boite,

elle est trop verrouillée,

mais je sais qu’elle est pleine…

 

IMG_0799

elle trône

seule et glacée dans la plus centrale des pièces du château

celle

ou les meubles sont recouverts d’une fine couche de poussière irisée.

Solitude hautaine

mains  froides et vides

j’écoute la mélopée douce-amère de la résignation

 

Burg Hohenzollern D

 

le temps

guetteur fatigué oublieux du printemps

 poursuit son oeuvre