Ce temps de rien

Le temps des touts infimes

Des ennuyeuses heures

Ou plus rien ne s’attend

Ou tout coule ou tout fond…

Le temps des dernières chances de bonheur

que l’on cherche encore, acharné, sans plus y croire vraiment

Ce temps de rien

Immobile et agité

Lourd et douloureux

Et léger cependant

Ce temps si vide et incertain,

Si précieux si fragile

Pente douce vers quel néant…

Certitude

« Sentir ses liens avec une terre,

son amour pour quelques hommes,

savoir qu’il est toujours un lieu où le coeur touvera son accord.

voici déjà beaucoup de certitudes pour une seule vie d’homme »

Albert Camus – « L’été à Alger » (« Noces »)

Alors, même si le ciel parfois se voile,

si les enfants s’éloignent, brandissant à bout de bras mes journées printanières,

et, par leur sève fraiche, m’attachent à l’hiver….

même si très fort domine cette conscience du temps qui file file file,

ce n’est qu’un nuage, qu’un gros nuage blanc qui occulte le bleu

L’été des vieilles femmes

Le Altweibersommer

l’été des vieilles femmes dit-on par ici

le temps ou les araignées tissent de longs fils blancs semblables à des cheveux

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c’est la parenthèse

l’illusion de croire que l’été commence

L’air est limpide , la lumière claire

et on se prend à y croire.

l’été indien

rouge ocre or

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l’été de la St Martin

ou, dit-on, les fleurs se mettent à éclore

et la brise douce douce

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l’été à tous prix

l’été à tous noms

ou chaque parcelle de ciel bleu

intense

est précieuse

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qu’adviendra-t-il des vieilles femmes lorsque l’hiver viendra ?

Et si …

20150307-171328.jpgEt si les brises tièdes

Porteuses de renouveau

perdaient leur pouvoir de joie

…………….

Et si les corolles blanches

des braves perces-neige

ne ramenaient pas la légèreté

………….

Si les couleurs plus vives

Et les oiseaux

Et la verdeur retrouvée

Et tout ce qui Avant me réjouissait

Ne comblaient pas le vide immense de la tendresse perdue

…………