Appenzellerland

Les années ont rétréci mon souffle,

et chaque pas se fait , insensiblement,plus lourd,

mais,

Peu importe …

La montagne

Lentement

Secoue ses frusques d’hiver

Et, étourdiment, se targue de printemps

Et moi, je ne vois qu’elle….

Alors, la tête en feu

Faisant fi de ce corps alourdi de froidure,

Je reprends ses chemins,

Étourdie du bonheur de l’immuable splendeur de ce paysage devenu mien

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Ombrie

Il en a fallu des secondes

et des minutes et des heures aussi

il en a fallu de la patience ,

de la résignation parfois

vers Montepulciano

pour continuer

par delà tout ce noir

et ce blanc aussi

et se dire que ce contraste est merveilleusement beau

Orvieto

il en a fallu des chemins de pierre,

familiers et durs

jamais hostiles,

juste balayés par les vents de tous les Sud

pour qu’enfin

aujourd’hui,

la route se fasse lisse et claire.

Que toutes les montagnes de mon vert pays,

et les collines de Provence

et les villes d’Ombrie

et les vagues, et les fleurs et les nuances du ciel,

que tous les parfums de toutes les garrigues

et que tous les embruns en soient remercié.